Archives de Catégorie: Jolie Toile

Le code a changé

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Danièle Thompson, à la réalisation, revient après un fabuleux « Fauteuils d’orchestre« . Cette fois-ci, elle a décidé de nous livrer en images et en humour le schéma type de ces dîners plein de faux-semblants entre (faux) amis, où l’hypocrisie et la langue de bois règnent en maître.

Dans « Le code a changé », on retrouve une pléiade d’acteurs de Karin Viard à Marina Foïs en passant par Dany Boon, Emmanuelle Seigner ou Patrick Bruel. Tous incarnent des personnages que l’on croise dans la vie de tous les jours, à dimension humaine et réaliste, que ce soit le docteur surmené par son travail (Patrick Bruel), la jolie blonde rêveuse (Emmanuelle Seigner), le mari soumis (Dany Boon), la petite soeur passionnée (Marina Hands), ou l’épouse crédule (Karin Viard).

Un film qui nous fait prendre conscience que rien n’est jamais acquis et que tout peut évoluer, qu’on le veuille ou non.

La bande annonce du film

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On veut toutes savoir « ce que pensent les hommes » !

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Ah cette grande question qui trotte dans la tête de toutes les filles du 21e siècle… Bercées par des contes de fées ou autres « Cendrillon« , c’est d’échecs en désillusions qu’on a grandi dans un nouveau monde beaucoup moins rose où « les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus ». Pas de recette miracle dans cette équation : des films comme « Homme, Femme mode d’emploi » nous l’ont bien fait comprendre. Dans cette galaxie cinématographique, où la célibattante devient une Bridget Jones ou une Clara Sheller (sauce frenchy oblige), un nouveau film vient compléter la liste : « Ce que pensent les hommes ». 

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A l’affiche, un casting alléchant avec la talentueuse Scarlett Johansson, la friendly Jennifer Aniston, Drew Barrymorre, ou le papa poule dans la vraie vie, Ben Affleck. Le rôle de Scarlett Johansson m’a beaucoup fait penser à celui qu’elle tenait dans le dernier Woody Allen « Vicky Cristina Barcelona » : une jeune femme passionnée, trahie sans être crédule ni innocente, et qui vit des désillusions. Serait-elle enfermée dans ce rôle-là ?

Le film retrace les péripéties de plusieurs célibataires, mais aussi d’un homme marié campé par le désir d’adultère. Morale du film : on ne sait toujours pas réellement ce que pensent les hommes, toujours est-il que le film est plein de scènes qu’on aura toutes au moins vécues une fois !

La bande annonce du film

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Le Bal des Actrices

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Réalisatrice et actrice de son propre bal, Maïwenn livre un film d’auteur, loin des sentiers battus creusés par les films français. Elle réussit d’abord à rassembler sur la même affiche des actrices plus ou moins jeunes, plus ou moins populaires, mais toutes confrontées à la même difficulté : celle d’être reconnue en tant que telle. Toutes filmées au naturel, le film se veut une mise en abyme de la vie d’actrice et de la situation d’échec, que toutes vivent différemment. La peur de vieillir, d’être soumise,  le manque de reconnaissance, la maternité, la souffrance, quelle qu’elle soit, toutes ces préoccupations qui nous concernent aussi en tant que femmes.

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Mais la plus belle surprise du film, c’est ce mélange constant que brasse la jeune et talentueuse Maïwenn entre tragique et comique, entre le piège des apparences et la profondeur des sentiments, avec des actrices toutes différentes, des personnages tous attachants. Elle réussit même à effacer non sans ironie le cliché de la « brute » Joey Starr, qui incarne un papa poule et responsable. Même si certaines actrices sont standardisées dans des stéréotypes (la bimbo, la fausse actrice, la rebelle…), toutes réussissent à donner un zeste de fraîcheur à un cinéma français qui en manque parfois. Le tout servi par une bande son des plus réussies…

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Et Après, ou quand Duris joue dans la cour des Grands

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On se souvient tous de ses premiers pas dans le cinéma, lorsqu’on se demandait, charmées, qui était ce brun ténébreux et mystérieux. Céédric Klapisch a vite cru en lui, et lui a confié un premier rôle dans « L’Auberge Espagnole » et sa suite « Les Poupées Russes ». Depuis Romain Duris n’a pas enchaîné les films mais a su choisir ses rôles judicieusement. Tantôt touchant dans « Paris » de Klapisch toujours, ou étonnant en « Molière », il revient cette année avec l’adaptation du livre de Guillaume Musso, « Et Après ».

Un film dramatique porté par une teinte de fantastique, à la façon de Marc Lévy : c’est la recette magique de ce film qui réunit Duris le frenchy, mais aussi Evangeline Lily, star de la série Lost, et le talentueux John Malkovich.

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Dès les premières minutes, on entre complètement dans l’histoire. Et l’on comprend que les dernières scènes du film seront plutôt émouvantes. Surtout lorsqu’on a déjà lu le livre.

Une fois n’est pas coutume, Romain Duris y joue un avocat, père de famille, séparé de la mère de ses enfants. L’action se déroule à New York. Tout au long du film on est pris par un suspens haletant, attendant l’issue finale tout en s’attendant au revirement de situation. Un film bouleversant, qui nous apprend une très belle morale, celle qu’il faut profiter de chaque instant de la vie et ne pas se demander s’il y a une vie après la mort, car il y en a bien une avant qu’on ne doit pas laisser passer…

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Les Noces Rebelles

C’est le film dont tout le monde parle ces derniers temps. « Revolutionary road« , son titre original, rassemble pour la première fois depuis Titanic le couple Leonardo Di Caprio – Kate Winslet. Mais avant de voir le film, une interrogation subsiste : arriveront-ils à nous faire oublier Jack et Rose…?

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Dès le début du film, on est plongés dans une Amérique des années 50, à en témoigner par les notes jazzy et swing rythmant les bars de l’époque, mais aussi les chapeaux en feutre, les jupes crayons, le rouge à lèvres rouge vif et les brushings flous follement glamour de l’époque…

D’emblée, on sait qu’on a à faire à des personnages complexes, à une histoire d’amour haletante. Sous la direction de Sam Mendes, les deux acteurs ont mûri, et leur performance aussi. Le scénario relate ni plus ni moins que la vie du couple April et Frank Wheeler, deux banlieusards aux caractères opposés, déchirés par l’amour et la passion destructrice qu’il peut déchaîner parfois. Très vite, ils vont se rendre compte qu’il faut choisir entre la monotonie de la routine ou la peur de l’inconnu. Entre la résignation d’une auto satisfaction, et la folle ambition de croire en ses rêves et de les concrétiser, il y a plus qu’un pas. Encore faut il pouvoir oser.

Léonardo Di Caprio est à l’aise dans son rôle de père de famille désaxé et perdu entre une routine qu’il fuit et dans laquelle il se conforte. Kate Winslet, pleine de grâce dans son personnage de femme passionnée mais soumise, est touchante de désespoir. Un film plein de psychologie, bien loin du dramatique Titanic, et qui ne se contente pas de traiter de manière superflue une histoire d’amour. Qui comme toutes les histoires d’amour, a son lot d’embûches…

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Le phénomène Twilight

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Le premier volet de la saga Twilight, « Fascination« , a déclenché un vrai raz-de-marée dans les salles obscures en France. Petit pitch pour situer le contexte du film : c’est l’histoire d’une jeune fille, Bella Swan, qui intègre un nouveau lycée et qui est tout de suite intriguée par un jeune homme de sa classe, Edward Cullen. Il se trouve que celui-ci est en fait un vampire.

Il faut dire que la réalisatrice Catherine Hardwicke a su enlever tout le côté sanglant attribué aux films de vampires, et a donné une certaine poésie au film loin des clichés de Dracula ou d’Entretien avec un Vampire (avec Tom Cruise en 1994). Certains même y voient une romance comme dans Roméo et Juliette, le surnaturel en plus.

Mais le principal attrait du film c’est cet univers à la fois troublant et attirant, ces couleurs très contrastées qui donnent une atmosphère déconcertante à l’image des films de Tim Burton. On attend avec impatience le deuxième chapitre, « Tentation », dans les salles aux USA en Novembre 2009…

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Vicky Cristina Barcelona

C’est impatiente et enjouée que je me suis rendue hier soir à l’avant première du dernier Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona. L’affiche était plus qu’alléchante : Scarlett Johansson (sublime de talent dans « Match Point »), Penélope Cruz, Rebecca Hall, Javier Bardem. Le pitch, lui, semblait tordu, ce qui fût rapidement confirmé par la bande-annonce, avec plan-séquence sur le baiser torride de Penélope et Scarlett.  Sans réticence, je plongeais dans la salle obscure.

On le sait : les films de Woody Allen ne peuvent jamais commencer par « il était une fois », ni s’achever par « ils se marièrent et eurent de beaux enfants ». Ils sont toujours pleins de cette complexité poétique. De psychologie et de romantisme. Quiconque a vu un seul de ses films le sait bien. Et ce nouveau film du réalisateur new-yorkais aborde à nouveau les thèmes qui lui sont chers : la complexité des relations amoureuses, le dilemme entre passion et raison, et la tentation.

Tous les ingrédients qui font le succès de ses films sont présents : des personnages toujours aussi contrastés à la sulfureuse victime, Allen ajoute une inconnue à cette équation : la ville catalane Barcelone, pour décor, avec tout son charme et sa sensualité.

Le scénario ne manquait pas de piment, à l’image du personnage de Maria Elena, magnifiquement interprété par Penélope Cruz. Car si tout le monde attend impatiemment le travail d’actrice de Scarlett, celle qui surprend et marque le film par son excellent jeu, c’est bien la jolie ibère. Des passages très comiques, comme ceux où la brunette pique des crises d’hystérie (en espagnol, por favor !)

En bref, le maestro a signé là un nouveau chef d’oeuvre rocambolesque. Et ni le nombre de spectateurs ni la critique ne diront le contraire…

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