Archives de Tag: Cinéma

Le code a changé

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Danièle Thompson, à la réalisation, revient après un fabuleux « Fauteuils d’orchestre« . Cette fois-ci, elle a décidé de nous livrer en images et en humour le schéma type de ces dîners plein de faux-semblants entre (faux) amis, où l’hypocrisie et la langue de bois règnent en maître.

Dans « Le code a changé », on retrouve une pléiade d’acteurs de Karin Viard à Marina Foïs en passant par Dany Boon, Emmanuelle Seigner ou Patrick Bruel. Tous incarnent des personnages que l’on croise dans la vie de tous les jours, à dimension humaine et réaliste, que ce soit le docteur surmené par son travail (Patrick Bruel), la jolie blonde rêveuse (Emmanuelle Seigner), le mari soumis (Dany Boon), la petite soeur passionnée (Marina Hands), ou l’épouse crédule (Karin Viard).

Un film qui nous fait prendre conscience que rien n’est jamais acquis et que tout peut évoluer, qu’on le veuille ou non.

La bande annonce du film

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Glamour toujours aux Césars 2009

C’est vendredi soir que s’est déroulée la 34e cérémonie des Césars. Et côté tapis rouge, la dose d’émerveillement était plus que suffisante : pour l’occasion, les actrices françaises ont montré que l’élégance parisienne était plus une réalité qu’un mythe… Petite rétrospective des looks les plus glamours

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Du côté des brunes, le look noir si class était de mise. Charlotte Gainsbourg a montré qu’une robe à paillettes ultra courte et une veste en fourrure du plus bel effet pouvaient être portés en toute simplicité. Emma De Caunes a misé sur une petite robe noire très simple mais accessoirisée en couleurs (plumes, bracelets, ceinture) pour un résultat funky à son image.

louise      mylene

Pour Louise Bourgoin, la soirée était placée sous le signe du glamour des sixties avec une jupe taille haute et un chemisier blanc en soie à volants. L’actrice eurasienne Mylène Jampanoï était resplendissante dans une longue robe bustier noire à bandelettes transparentes.

Et le César du plus beau look est décerné à … ?

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On veut toutes savoir « ce que pensent les hommes » !

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Ah cette grande question qui trotte dans la tête de toutes les filles du 21e siècle… Bercées par des contes de fées ou autres « Cendrillon« , c’est d’échecs en désillusions qu’on a grandi dans un nouveau monde beaucoup moins rose où « les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus ». Pas de recette miracle dans cette équation : des films comme « Homme, Femme mode d’emploi » nous l’ont bien fait comprendre. Dans cette galaxie cinématographique, où la célibattante devient une Bridget Jones ou une Clara Sheller (sauce frenchy oblige), un nouveau film vient compléter la liste : « Ce que pensent les hommes ». 

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A l’affiche, un casting alléchant avec la talentueuse Scarlett Johansson, la friendly Jennifer Aniston, Drew Barrymorre, ou le papa poule dans la vraie vie, Ben Affleck. Le rôle de Scarlett Johansson m’a beaucoup fait penser à celui qu’elle tenait dans le dernier Woody Allen « Vicky Cristina Barcelona » : une jeune femme passionnée, trahie sans être crédule ni innocente, et qui vit des désillusions. Serait-elle enfermée dans ce rôle-là ?

Le film retrace les péripéties de plusieurs célibataires, mais aussi d’un homme marié campé par le désir d’adultère. Morale du film : on ne sait toujours pas réellement ce que pensent les hommes, toujours est-il que le film est plein de scènes qu’on aura toutes au moins vécues une fois !

La bande annonce du film

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Le Bal des Actrices

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Réalisatrice et actrice de son propre bal, Maïwenn livre un film d’auteur, loin des sentiers battus creusés par les films français. Elle réussit d’abord à rassembler sur la même affiche des actrices plus ou moins jeunes, plus ou moins populaires, mais toutes confrontées à la même difficulté : celle d’être reconnue en tant que telle. Toutes filmées au naturel, le film se veut une mise en abyme de la vie d’actrice et de la situation d’échec, que toutes vivent différemment. La peur de vieillir, d’être soumise,  le manque de reconnaissance, la maternité, la souffrance, quelle qu’elle soit, toutes ces préoccupations qui nous concernent aussi en tant que femmes.

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Mais la plus belle surprise du film, c’est ce mélange constant que brasse la jeune et talentueuse Maïwenn entre tragique et comique, entre le piège des apparences et la profondeur des sentiments, avec des actrices toutes différentes, des personnages tous attachants. Elle réussit même à effacer non sans ironie le cliché de la « brute » Joey Starr, qui incarne un papa poule et responsable. Même si certaines actrices sont standardisées dans des stéréotypes (la bimbo, la fausse actrice, la rebelle…), toutes réussissent à donner un zeste de fraîcheur à un cinéma français qui en manque parfois. Le tout servi par une bande son des plus réussies…

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Les Noces Rebelles

C’est le film dont tout le monde parle ces derniers temps. « Revolutionary road« , son titre original, rassemble pour la première fois depuis Titanic le couple Leonardo Di Caprio – Kate Winslet. Mais avant de voir le film, une interrogation subsiste : arriveront-ils à nous faire oublier Jack et Rose…?

noces rebelles

Dès le début du film, on est plongés dans une Amérique des années 50, à en témoigner par les notes jazzy et swing rythmant les bars de l’époque, mais aussi les chapeaux en feutre, les jupes crayons, le rouge à lèvres rouge vif et les brushings flous follement glamour de l’époque…

D’emblée, on sait qu’on a à faire à des personnages complexes, à une histoire d’amour haletante. Sous la direction de Sam Mendes, les deux acteurs ont mûri, et leur performance aussi. Le scénario relate ni plus ni moins que la vie du couple April et Frank Wheeler, deux banlieusards aux caractères opposés, déchirés par l’amour et la passion destructrice qu’il peut déchaîner parfois. Très vite, ils vont se rendre compte qu’il faut choisir entre la monotonie de la routine ou la peur de l’inconnu. Entre la résignation d’une auto satisfaction, et la folle ambition de croire en ses rêves et de les concrétiser, il y a plus qu’un pas. Encore faut il pouvoir oser.

Léonardo Di Caprio est à l’aise dans son rôle de père de famille désaxé et perdu entre une routine qu’il fuit et dans laquelle il se conforte. Kate Winslet, pleine de grâce dans son personnage de femme passionnée mais soumise, est touchante de désespoir. Un film plein de psychologie, bien loin du dramatique Titanic, et qui ne se contente pas de traiter de manière superflue une histoire d’amour. Qui comme toutes les histoires d’amour, a son lot d’embûches…

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Rencontre ciné avec Rémi Bezançon, réalisateur du Premier Jour du Reste de ta Vie.

C’est mon coup de coeur ciné ce mois-ci : Le Premier Jour Du Reste De Ta Vie, une comédie dramatique qui aborde un thème précieux, celui de la famille, avec une réalisation très bien ficellée.

C’est un peu comme si on revoyait le film de sa propre famille, photos jaunies et diapositives à l’appui, avec une pointe de nostalgie. On s’y attache vite à cette famille qui va vivre des bouleversements, des moments magiques, des crises, mais aussi des moments de joie. Et surtout 5 jours qui ont tout changé dans leur vie.

Rémi Bezançon, le réalisateur de « Ma vie en l’air », revient avec l’histoire de la famille Duval, à travers les 5 jours clés des personnages. A cette occasion, Mademoiselle Julie lui a posé quelques questions. Confidences…

 

Mademoiselle Julie : La famille Duval, c’est un peu des morceaux de gens que vous avez connu ?
Rémi Bezançon : C’est à peu près ça, un peu de ma famille, un peu de mes amis, un peu des gens que je croise… Mais c’est surtout beaucoup d’imagination. David Lynch dit que les idées viennent jusqu’à vous, après il suffit juste de les cueillir.

Mademoiselle Julie : C’est également un choix de donner à vos 2 derniers films des noms de chansons ?
Rémi Bezançon
: Pour « Ma vie en l’air », j’ai fait passer le scénario à Jeanne Cherhal pour savoir si elle voulait bien écrire une chanson pour le générique de fin du film. Ce qu’elle a fait. Sa chanson est inspirée du film et non l’inverse. Par rapport au tube d’Etienne Daho, je ne le connaissais pas quand j’ai trouvé le titre du film qui m’a été inspiré par une phrase d' »American Beauty » de Sam Mendes. C’est ma productrice qui me l’a fait écouter pour la première fois. J’ai trouvé qu’elle était très belle et surtout qu’elle correspondait tellement bien au film que j’ai tout fait pour en obtenir les droits. Je trouve qu’elle sert de sas de décompression pour sortir du film en douceur.

Mademoiselle Julie : On a découvert 2 jeunes acteurs prometteurs, Pio Marmai et Marc-André Grondin… Comment les avez-vous connu ?
Rémi Bezançon : J’étais en casting quand j’ai découvert Marc-André Grondin dans C.R.A.Z.Y le film de Jean-Marc Vallée. Le coup de foudre ! J’ai eu immédiatement envie de le rencontrer. On lui a fait parvenir le scénario à Montréal, où il habite, et le projet lui a tellement plus qu’il a pris un billet d’avion pour venir passer le casting à Paris. Là, je me suis rendu compte qu’il avait un accent québécois à couper au couteau et j’ai pensé que c’était mort (ça aurait fait tâche au sein de la famille Duval ;-). Mais Marc-André m’a demandé de lui faire confiance, qu’il allait perdre son accent. J’ai dit OK. Quand je l’ai revu deux mois plus tard, il n’avait plus aucun accent. Pour la petite histoire, il a travaillé avec la même coach vocale qui a fait perdre son accent belge à Déborah François.
Pio Marmaï, je l’ai rencontré en casting. Je ne voulais pas d’un comédien connu pour interpréter Albert Duval. J’ai casté une cinquantaine d’acteurs, et un seul m’a tapé dans l’oeil : Pio. Il a un physique très bestial et à la fois très tendre. C’est un comédien qui vient du théâtre, il n’avait jamais fait de cinéma avant. J’ai du convaincre mes producteurs que c’était le bon choix et ils ont décidé de me faire confiance, se rappelant peut-être que je leur avais fait le même coup pour Gilles Lellouche dans « Ma vie en l’air ». S’il n’est pas nominé aux César en tant que meilleur jeune espoir, je rends mon tablier.

Mademoiselle Julie : D’autres projets à venir ?
Rémi Bezançon : J’adapte en ce moment « Un heureux évènement » d’Eliette Abecassis (éditions Albin Michel). Un très joli livre sur la maternité.

Mille Mercis à Rémi pour sa précieuse et gentille collaboration.

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